illustration de gardiennage

Gardiennage : que fait réellement un agent de sécurité sur votre site ?

Lorsque l’on parle de « gardiennage », l’image du gardien présent toute la nuit à l’entrée d’un bâtiment reste encore bien ancrée.

Pourtant, le métier a considérablement évolué. Et surtout, le terme « gardien » ne reflète plus vraiment la réalité du travail effectué.

Derrière une prestation de gardiennage se trouve aujourd’hui un professionnel de la sécurité privée : l’agent de sécurité. Sa mission n’est pas simplement d’être présent. Il observe, contrôle, effectue des rondes, détecte les anomalies et applique les procédures prévues pour protéger les biens et les personnes.

Une présence humaine qui peut sembler discrète lorsque tout va bien, mais dont tout l’intérêt réside justement dans sa capacité à détecter ce qui ne devrait pas l’être.

« Gardien » ou agent de sécurité ?

Le mot « gardiennage » existe bien dans la réglementation : le Code de la sécurité intérieure encadre notamment la surveillance humaine et le gardiennage de biens meubles ou immeubles.

En revanche, dans la pratique, parler de « gardien » est devenu un abus de langage.

Les professionnels présents sur les sites sont des agents de sécurité, titulaires des qualifications et autorisations nécessaires à l’exercice de leur métier.

Et cette différence n’est pas simplement une question de vocabulaire.

Un agent de sécurité n’est pas un employé polyvalent placé à disposition de l’entreprise. Il est présent avec un objectif précis : participer à la sécurité du site, de ses biens et des personnes qui peuvent s’y trouver.

Concrètement, que fait un agent de sécurité ?

Les missions sont adaptées à chaque établissement et aux risques identifiés. Sur un site industriel, un entrepôt, des bureaux ou encore un chantier, elles peuvent notamment comprendre :

  • le contrôle des accès et la gestion des entrées
  • la surveillance générale du site
  • la réalisation de rondes intérieures et extérieures
  • la vérification des ouvrants, portes, portails et accès sensibles
  • la détection de comportements ou situations inhabituelles
  • la prévention des intrusions, vols et dégradations
  • la détection d’anomalies techniques visibles
  • la surveillance des risques liés à l’incendie
  • l’application des procédures d’urgence et des consignes du site
  • l’alerte des personnes ou services compétents lorsqu’une situation le nécessite
  • la traçabilité des événements et anomalies constatés.

Mais résumer ces missions à une liste ne traduit pas complètement la valeur de la présence humaine.

Voir ce que les équipements ne voient pas

Caméras, alarmes, contrôle d’accès et détection intrusion sont aujourd’hui indispensables sur de nombreux sites.

Ils ne remplacent cependant pas totalement l’œil humain.

Pendant une ronde, un agent peut remarquer une odeur inhabituelle, une lumière restée allumée dans une zone qui devrait être vide, une porte mal fermée, un équipement fonctionnant anormalement, une fuite, un stockage inhabituel devant une issue de secours ou simplement une situation qui « ne semble pas normale ».

Pris isolément, certains de ces éléments paraissent anodins.

C’est pourtant souvent l’accumulation de petits détails et la capacité à les interpréter qui permettent d’éviter qu’une anomalie ne devienne un incident.

Sécuriser, oui, remplacer les autres services, non.

C’est également une limite importante du métier.

La présence permanente d’un agent sur un site peut parfois donner envie de lui confier quelques tâches supplémentaires.

Sortir les poubelles, nettoyer une zone, déplacer du matériel, réaliser une tâche logistique ou remplacer ponctuellement un autre salarié…

–> Ce n’est pas son rôle.

La réglementation de la sécurité privée impose une séparation entre les missions de sécurité et les autres activités de l’entreprise. Les tâches administratives, logistiques, d’entretien ou de confort ne doivent pas être confondues avec celles de l’agent de sécurité.

Et finalement, c’est aussi dans l’intérêt du client.

Pendant qu’un agent effectue une tâche sans rapport avec sa mission, il ne surveille plus ce pour quoi il a été positionné.

Chez Noctem Sécurité, nous préférons donc définir avec chaque client des consignes précises : ce qui doit être surveillé, contrôlé, signalé et, lorsque cela entre dans le cadre de la mission, immédiatement mis en sécurité.

Une ronde peut aussi éviter du gaspillage

La sécurité d’un bâtiment et sa consommation énergétique sont parfois plus proches qu’on ne l’imagine.

Prenons une situation très simple : lors d’une ronde, l’agent constate qu’un éclairage est resté allumé dans une zone normalement inoccupée.

Si les consignes du site le prévoient et que l’intervention ne présente aucun risque, il peut signaler l’anomalie ou procéder à l’extinction de l’éclairage.

Même logique pour certains équipements électriques laissés sous tension alors qu’ils ne devraient pas l’être.

L’objectif premier reste bien la sécurité : un appareil électrique fonctionnant inutilement peut représenter, selon sa nature et son environnement, un risque supplémentaire, notamment en matière d’incendie.

Mais cette vigilance peut avoir un autre effet positif : éviter des consommations inutiles.

Quelques éclairages oubliés paraissent insignifiants sur une soirée. Répétés chaque nuit pendant plusieurs mois dans des bureaux, un entrepôt ou un bâtiment industriel, ils le sont beaucoup moins.

L’agent de sécurité n’est évidemment pas un energy manager. En revanche, sa présence régulière et son attention permettent parfois de détecter ces anomalies très simplement.

La présence humaine apporte quelque chose de difficile à automatiser : le doute

C’est probablement l’une des fonctions les moins visibles d’un agent de sécurité.

Un système automatique fonctionne selon ce qu’il a été conçu pour détecter.

Un agent, lui, peut se demander :

« Est-ce normal ? »

Pourquoi cette porte est-elle ouverte alors qu’elle était fermée lors de la ronde précédente ?

Pourquoi un véhicule est-il stationné ici ?

Pourquoi cette machine fonctionne-t-elle encore ?

Pourquoi cette lumière vient-elle de s’allumer ?

Pourquoi une issue de secours est-elle encombrée ?

Toutes ces situations ne déclencheraient pas nécessairement une alarme.

Pourtant, elles peuvent mériter une vérification.

C’est cette capacité d’observation, associée à des consignes adaptées au fonctionnement réel du site, qui donne tout son sens à une prestation de surveillance humaine.

Une prestation de gardiennage doit avant tout être adaptée au site

Mettre un agent devant une porte pendant douze heures n’est pas nécessairement une bonne prestation de sécurité.

Avant de mettre en place un dispositif, il faut comprendre le site : ses horaires, ses accès, son activité, ses zones sensibles, ses équipements, ses habitudes et les événements susceptibles de s’y produire.

Selon les besoins, la réponse peut être une présence permanente, une surveillance uniquement sur certaines plages horaires, des rondes régulières ou un dispositif combinant plusieurs solutions.

L’objectif n’est donc pas forcément de mettre davantage d’agents, mais de positionner la bonne présence, au bon endroit et au bon moment.

Chez Noctem Sécurité, c’est cette approche que nous privilégions : comprendre le fonctionnement d’un établissement avant de déterminer les missions de l’agent qui y sera affecté.

Parce qu’un bon agent de sécurité n’est pas simplement quelqu’un qui « garde » un bâtiment.

C’est quelqu’un qui veille sur ce qui s’y passe, et surtout sur ce qui ne devrait pas s’y passer.

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